Publié : 4 juillet 2005
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Les réactions des Français non-Juifs

Quelle était la réaction des Français non juifs ?

..c’est une question qui demanderait une assez longue développement parce que ce n’est pas simple. Ce que l’on peut dire très globalement c’est que il y a eu deux périodes importantes. La première période... je dirais d’abord de catastrophe de l’ensemble des français qui s’imaginaient qu’ils avaient, comme beaucoup dans le monde, une des plus fortes armées du monde et après avoir été (après quarante jours complètement désorganisés) occupé et envahi on peut dire que le monde de la France pleurait. Et elle pleurait au point qu’elle s’est tournée vers le Maréchal Pétain. Il se trouvait que le Maréchal Pétain était, malgré tout, (a lancé) ce qu’il a appelé Révolution Nationale c’est-à-dire a la fois contre le socialisme tel qu’il existait auparavant. Donc il y a eu une période qui était comme ça et au début les Allemands ont voulu faire croire que c’était des gens correctes, que ça se passerait a peu près bien et beaucoup de Français ont avéré a toutes des associations patriotiques pour essayer de réagir. Et toutes ces associations elles se sont plus ou moins rapprochées des Allemands sous la pression du gouvernement de Vichy, le gouvernement de Pétain.

Et en même temps qu’il y avait Pétain il y avait en France .. Pierre Laval qui, lui, était franchement collaborateur avec les Allemends. Il était poursuadé qu’il fallait faire, comme le souhaitaient les Allemends, une politique qui soit proche des Allemends ; dans un ésprit européen, il était poursuadé qu’il devait, avec les Allemends, lutter contre le Bollshevisme. Une grande histoire de lutter contre le Bolshevisme, et dire aux Allemends : c’est nos amis etc. Et en même temps il y avait quelques personnes en France qui ont pris les armes et qui ont résisté. Pendent la première periode de ’40 à ’42 très très peu de personnes ontété résistante, et après un petit peu plus. On admet que seulement 3% des français ont été des résistants, pour véritablement lutter contre l’occupant. Une autre partie cherchait uniquement à manger, parce que la France était totallement pillé ; c’était une France très riche du point de vue agricole [mais] tout était pillé donc les gens mouraient de faim. Et puis il y a une partie qui a été très très proche des Allemands et très collaboratrice effectivement. Puisque la France a eu deux choses, ce que j’ai appelé la police politique qui appelaient la milice française, qui a chassé les résistants, qui a véritablement travaillé à coté de la police allemande contre les résistants et contre les Juifs. Et puis il y a eu une division militaire on a appelé la division Charlamagne, qui est allée se battre en Russie à coté des Allemands, et ils se sont battus dessous uniforme allemand de Waffen SS.

Bon. Lorsqu’à la fin de la guerre de Gaulle a dit que toute la France était résistante, ou l’a fait croire, c’était pas toute à fait vrai. Mais, comme dans toutes les questions d’ordre politique le grand souci politique de de Gaulle c’était d’essayer resouder une nation, et pour le resouder il a raconter des merveilleux mensonges.