Vous êtes ici : Accueil > Réalisations d’élèves > Echange avec Sheffield > Année 2004-2005 > Visites autour de St Valéry > La réaction de nos élèves > Mes sentiments après avoir entendu les témoignages de deportés
Publié : 3 juillet 2005
Format PDF Enregistrer au format PDF

Mes sentiments après avoir entendu les témoignages de deportés

Visite à Paris et réaction personnelle aux témoignages

Je ne m’en souviens pas vraiment de l’ordre des choses qu’on a faites ; notre séjour dans l’hôtel Alhambra, visitant le Sacre Cœur, Le Louvre et Place de la Concorde, puis marchant sans but parmi les artistes qui jonglaient, essayaient de nous dessiner ou nous vendre les bijoux, tous se mêlent dans ma mémoire.

C’était agréable de marcher parmi les magasins différents et les galléries d’art dans notre temps libre, et il a valu la peine de attendre pour manger au restaurant ‘Le Chartier’. J’ai pris plaisir à voir Paris touristique. Le Louvre en particulière m’a frappé avec sa splendeur, s’étendant pour ce qui m’a semblé des kilomètres de pierre sculpté avec les dessins tellement complexes. Je pense à la grandesse du projet, l’organisation nécessaire pour réaliser l’idée et tous les ouvriers qui travaillèrent si dur sur les pierres individuels, sans jamais imaginer le bâtiment entier.

Cependant, toutes ces choses me semblaient soudainement banal dès que j’ai entendu les témoignages des deux hommes qui ont survécu Auchwitz. J’avais du mal à comprendre leurs histoires, pas seulement à cause de la langue différente mais parce qu’ils étaient si horrifiants que c’était difficile à croire que ces deux vieillards gentils avaient vu les choses si terribles.

Il est impossible de comprendre comment les êtres humains ont la capacité de commettre les atrocités si plein de haine irraisonnable mais écoutant les témoins des personnes réels, assis devant de moi, m’a forcé pour la première fois de me faire compte que ces histoires horribles étaient vraies.

Pendant que monsieur Raphaël Esraël expliquait premièrement la discrimination, puis la torture par le SS et le travail dur dans auchwitz qu’il a souffert, une mauvaise sensation se développait dans mon ventre. Je sentais de plus en plus malade, fâché, mais surtout faible, fade, complètement impuissante. Je songe de la grandesse de cette brutalité, comment les tuassions n’étaient pas faits dans un fou d’intensité, mais organisé méticuleusement et avec une
efficience terrifiante.

Pourtant, ce que je crains le plus, c’est comment des tas des gens ordinaires ont participé, même si ce n’était qu’une contribution minuscule, a ce système de cruauté ; en enseignant les théories racistes dans les collèges, en dénonçant leurs voisins juifs, ou en faisant rien du tout pour opposer le fascisme et l’antisémitisme qui avaient pris leur pays.

Ca me fait me demander si moi, je lutterais contre le régime si j’étais dans cette situation-là, ou si je croirais les mensonges et deviendrais aussi convaincue qu’on avait raison de tuer de millions de gens. Evidemment j’espère que je ferais la première mais l’effrayant, c’est qu’on n’est jamais sûr. Je pense aux gens qui ont conduit les trains emmenant les malheureux aux camps d’extermination, les secrétaires qui ont tapé les listes de décès et toutes les ouvrières qui ont fait les choses individuelles, jamais imaginant l’atrocité entière.

Monsieur Raphaël Esrael et Monsieur Henry Bulawko