Publié : 12 mai 2005
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Témoignage de Monsieur Pieters sur Buchenwald

Buchenwald est un camp de concentration situé près de Weimar. On y dénombre plus de 56000 victimes sans compter les 13000 prisonniers qui ont été transférés vers Auschwitz ainsi que dans d’autres camps d’extermination. Il fut crée en 1937 et libéré le 13 avril 1945 par l’Armée Américaine.

A Buchenwald , des hommes et femmes réduits à l’état de squelettes ont à peine survécu , tandis que 800 000 autres sont morts .

Son arrivé à Buchenwald

Monsieur Pieters a été reconnu prisonnier de guerre. En juillet 1940, il appartient au premier groupe de résistance de Normandie. Le 30 novembre, il tente de désarmer deux sous-officiers et il est alors condamné pour 9 mois de prison ferme. Il sera transféré en décembre 1940, pour s’être évadé en septembre 1939 pour retrouver sa femme et ses enfants, au camp de Compiègne. Le 7 mars 1942, il est appelé pour être fusillé mais s’évade. Peu de temps après, fin avril, il est envoyé à Paris et il est arrêté la 4 août 1942 au métro. Il utilise le nom de son frère pour dissimuler sa véritable identité. Pour cela, il sera condamné à 15 ans de travaux forcés. Il retourne donc à Compiègne. Le 9 mai 1943, il est transféré à Buchenwald. Une organisation politique, mise en place à l’intérieur du camp prépare la libération du camp.

La libération de Buchenwald

« Nous nous sommes libérés nous-mêmes »

Le 7 avril 1945, les SS commencèrent l’évacuation du camp. Des milliers de prisonniers furent mis sur les routes et 80 % moururent d’épuisement ... achevés par les SS.
Les responsables politiques et militaires français décident alors de retarder du mieux qu’ils peuvent, le processus d’évacuation du camp.
Une grande majorité de français réussit à rester au camp jusqu’au 11 avril 1945, date de la libération du camp par les déportés eux-mêmes. Deux estafettes américaine sont arrivées au camp en fin d’après-midi. Le camp était entièrement entre les mains des déportés qui avaient fait 120 prisonniers SS. Le reste de l’armée américaine arriva beaucoup plus tard.

« Empêche de voter »

Cependant, bien que le camp fut libéré le 11 avril 1945, les déportés ne sont pas rentrés de suite chez eux. En effet, ils ont été retenus plusieurs jours à la frontière afin qu’ils ne puissent aller voter.
De plus, arrivés en France, personne ne les crurent tellement ce qu’ils ont vécus est incroyable.

Conférence de Mr Houldreque et Mr Pieters