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Publié : 20 mars
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Printemps des poètes - Semaine des mathématiques

Comme chaque année la semaine des mathématiques et le printemps des poètes, deux événements relayés par l’éducation nationale, se succèdent dans l’actualité scolaire du lycée.
En cette année perturbée par la situation sanitaire et la mise en place de la réforme des lycées la plupart des manifestations habituellement organisées au lycée à l’occasion de ces deux événements n’auront pas lieu (rallye math en seconde, olympiades de math en première, course aux nombres et concours de poésie pour toutes les classes), mais il serait dommage de ne pas profiter de l’occasion pour s’émerveiller un peu en explorant quelques poèmes inspirés des mathématiques.


Lorsqu’on parle de poésie mathématique, la première qui vienne à l’esprit est le célèbre poème mnémotechnique :

Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !



Le nombre de lettres de chaque mot donne une décimale de Pi, en commençant par le nombre d’unités : que=3 ; j=1 ; aime=4... car Pi vaut environ 3.14... Il existe en diverses langues et diverses longueurs (voir en pdf une version raisonnablement longue).

Pi

Mais ce sont sans doute les cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau(1903-1976), oeuvre tutélaire de l’Ouvroir de Littérature Potentielle (OuLiPo) qui constituent le plus célèbre exemple de poésie mathématique : Dix sonnets aux rimes interchangeables composants 1014 sonnets potentiels soit cent mille milliards de poèmes (voir pdf joint et ce lien vers l’académie de Marseille pour choisir l’un des cent mille milliards de poèmes).

D’autres poètes ont chanté les mathématiques, ainsi Isidore Ducasse (dit Comte de Lautréamont,1846-1870) dans son livre le plus célèbre :

O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos vivantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante.


(la suite dans le pdf ci-dessous) .

Moins célèbre Guillevic (1907-1997) a composé plusieurs poèmes inspirés des mathématiques, notamment un recueil consacré à la géométrie d’Euclide, dont il résume bien une des fonctions :

Nous, figures, nous n’avons
Après tout qu’un vrai mérite,
C’est de simplifier le monde,
D’être un rêve qu’il se donne.


Et pour finir ce bref panorama, un poème d’André Frédérique (1915-1957), qui, sans proférer un amour pour cette matière, sut en dégager une forme de poésie :


Deux parallèles s’aimaient
hélas !